Collaboration spéciale

Je tiens à remercier très chaleureusement tous mes collègues qui ont contribué à rendre cet article si vivant. Merci! SP

Naturellement, nous valorisons toutes et tous le français en vacances dès que nous nous arrêtons pour lire… D’ailleurs, cherchez-vous des idées de lecture pour cet été? Des membres du département de français du Collège Lionel-Groulx ont répondu à l’appel et vous offrent des suggestions de lectures inspirantes de genres littéraires variés tantôt légères, tantôt graves… Vous trouverez bien quelque chose qui pique votre curiosité…

ZARKO BÉLANGER-LANZON suggère…

 

 Molloy

 

Molloy de Samuel Beckett

ROMAN  «Molloy, vagabond sale et handicapé, n’a pas de mémoire. Il doit sans cesse s’inventer pour vivre. Moran commence à enquêter sur lui, mais se laisse rapidement piéger en s’identifiant à lui. Il doit arrêter son enquête, c’est un ordre de Youdi, dont on ne sait rien, transmis par Gaber. Un cercle d’existences qui se ferme sur lui-même ou l’impossibilité de vivre selon Beckett…»
LUCIE BOLDUC suggère…

 

Langue Rapaillée

La langue rapaillée: combattre l’insécurité linguistique des Québécois d’Anne-Marie Beaudoin-Bégin

 

 

ESSAI «Le français québécois est souvent présenté comme du joual, comme du mauvais français, comme un simple registre populaire qui contrevient au contenu des sacrosaints ouvrages de référence. Cela entache l’identité québécoise d’une profonde insécurité. Mais si on le présente dans toute sa complexité, comme une variété de langue légitime et pour laquelle les locuteurs ont un droit de regard, on nettoie cette tache.»

 

 JEAN-MARIE BERGERON suggère… Réparer Vivants

Réparer les vivants de Maylis de Kerangal

ROMAN «Le cœur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps. Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque.»
MARILYN BRAULT suggère…

 

 

Tobie Marais

Tobie des marais de Sylvie Germain

 

 

ROMAN «Un petit enfant en ciré jaune roule sur son tricycle sous l’orage. On dirait un soleil miniature. On lui a crié : » Va au diable ! « , et il y file, chassé par le vent du malheur. Ainsi commence ce roman de Sylvie Germain où l’on voit ensuite une cavalière décapitée revenir sans sa tête, sur sa jument. Et cette tête demeure introuvable, et donc sans sépulture comme l’ont été tous les morts de la famille Tobie du côté de la branche paternelle»

 

 

STÉPHANE GAGNON suggère…

 

Partie du Tout

Une partie du tout de Steve Toltz

ROMAN « […] mélange détonant entre roman d’aventures, farce jubilatoire et conte philosophique. Une flamboyante odyssée familiale, du bush australien au Paris bohème et à la jungle thaïlandaise, des années 1960 à nos jours. Toute sa vie, Jasper Dean a hésité entre détester, plaindre, adorer et assassiner son père, Martin…»

 

STEPHAN GIBEAULT suggère… Potentiel Érotique

Le potentiel érotique de ma femme de David Foenkinos

ROMAN Lecture d’été, quasi cinématographique, ensablée. Prix Roger-Nimier 2004. SG

 

 

 

 

 

 

 

GENEVIÈVE HAMEL suggère…

 

Sermon Poissons

Trilogie :

Le sermon aux poissons

Nina

L’enterrement de la sardine de Patrice Lessard

 

 

ROMAN À lire pour voyager à travers Lisbonne dans un univers où s’entremêlent les rues, les souvenirs, la réalité et la fiction: la trilogie de Patrice Lessard. On peut lire un seul des trois tomes ou lire les trois pour une expérience éblouissante. GH

 

 

SANDRINA

JOSEPH suggère…

 

 

La Place Ernaux

La place d’Annie Ernaux

 

 

RÉCIT AUTOBIOGRAPHIQUE  «Enfant, quand je m’efforçais de m’exprimer dans un langage châtié, j’avais l’impression de me jeter dans le vide. Une de mes frayeurs imaginaires, avoir un père instituteur qui m’aurait obligée à bien parler sans arrêt en détachant les mots. On parlait avec toute la bouche.
Puisque la maîtresse me « reprenait », plus tard j’ai voulu reprendre mon père, lui annoncer que « se parterrer » ou « quart moins d’onze heures » n’existaient pas. Il est entré dans une violente colère…» 
ROXANNE LAJOIE suggère…

 

 

Montealbane Roxanne

N’importe quel roman policier mettant en vedette le commissaire Montalbano de l’auteur Andrea Camilleri

 

ROMAN POLICIER Pour visiter la Sicile, manger du poisson et boire du vin blanc… RL

 

 

MARILYN LAUZON suggère… Chercher Sam

Chercher Sam de Sophie Bienvenu

ROMAN Il s’agit de l’histoire troublante d’un sans-abri montréalais ayant perdu tout ce qui lui restait de précieux, sa chienne Sam. Avis aux intéressés : Vous pouvez me contacter par Col.net si vous désirez assister à la rencontre avec l’auteure qui aura lieu dans le cadre de mon cours d’été, le mardi 28 juin à 18h. ML
ÉLISABETH LAVOIE suggère… Sudbury

Sudbury de Patrice Desbiens, un merveilleux recueil.

 

POÉSIE «Ces poèmes initient ce que l’on pourrait appeler la «période sudburoise» de Desbiens où se lit toute son appartenance à la communauté franco-ontarienne, ce qui ne l’empêchera pas d’être rapidement reconnu comme un des poètes majeurs de l’Amérique française.»

 

LISE MORIN vous suggère…

 

 

Ce Reste Vies

Ce qui reste de nos vies de Zeruya Shalev.

ROMAN C’est une œuvre qui a remporté le Femina étranger en 2014 et c’est vraiment formidable. LM «Hemda Horovitz vit sans doute ses derniers jours, mais l’image de ce lac, près du kibboutz où elle est née, s’impose encore avec force à sa conscience. Les souvenirs plus douloureux de sa longue vie se glissent eux aussi dans sa mémoire, sans qu’elle puisse s’en libérer : son père trop exigeant, un mariage sans amour, puis cette difficulté à aimer équitablement ses deux enfants, Avner et Dina. Ces deux derniers lui rendent visite à l’hôpital de Jérusalem. »

 

 

 

 

 

JEAN-PHILIPPE NADEAU suggère…

 

 

Caligula

Caligula d’Albert Camus

 

THÉÂTRE Cette pièce m’a marqué quand j’étais moi-même au cégep. J’y reviens sans cesse depuis. Le théâtre est l’aspect le moins connu de l’œuvre de Camus, et pourtant c’est ce que lui préférait au-delà de tout. Je ne crois pas que le propos de la pièce puisse un jour ne plus être de saison.  Elle sera d’ailleurs présentée au printemps prochain au TNM. Comme Caligula le rappelle lui-même à la fin de la pièce, il est « encore vivant », il constitue en chacun de nous ce qui décourage et conduit vers le néant. Si Camus reste aujourd’hui encore une source d’inspiration pour tant de gens, c’est en grande partie parce qu’il n’a jamais consenti à ce que cette partie de lui-même le désespère du monde et de la création. JPN

 

 

MARIE-CLAUDE NADEAU suggère… Chroniques Jerusalem

Chroniques de Jérusalem de Guy Delisle

BANDE DESSINÉE «Guy Delisle et sa famille s’installent pour une année à Jérusalem. Mais pas évident de se repérer dans cette ville aux multiples visages, animée par les passions et les conflits depuis près de 4 000 ans. Au détour d’une ruelle, à la sortie d’un lieu saint, à la terrasse d’un café, le dessinateur laisse éclater des questions fondamentales et nous fait découvrir un Jérusalem comme on ne l’a jamais vu.»

 

EMMANUEL PISTRE suggère… 2084

2084 de Boualem Sansal

ROMAN Le sujet est un peu particulier, car j’ai choisi ce livre à l’origine pour en parler à mes étudiants de ZP4 qui ont lu 1984 de Orwell. Il s’agit d’une dystopie se basant sur l’évolution d’un islamisme radical. Je le trouve d’actualité compte tenu des récents évènements en Europe. EP

 

 

 

SYLVIE PLANTE suggère… Vie Devant Soi

La vie devant soi d’Émile Ajar ou Les misérables de Victor Hugo

ROMAN La vie devant soi d’Émile Ajar (qui a gagné deux fois le Goncourt en empruntant deux noms de plume différents!) met en scène Momo, un petit garçon arabe placé en famille d’accueil chez Madame Rosa, une ex-prostituée qui s’occupe d’autres enfants laissés pour compte. La beauté du roman réside dans le langage ingénu de Momo, qui déforme des expressions pour tenter de bien parler et pour décrire le monde à travers ses yeux d’enfant. Le roman se veut une version moderne des Misérables (autre chef d’œuvre magistral et incontournable… à lire!). SP

 

DIANE PICHETTE suggère… Gwyn

Mr. Gwyn d’Alessandro Baricco

ROMAN «Romancier britannique dans la fleur de l’âge, Jasper Gwyn a à son actif trois romans qui lui ont valu un honnête succès public et critique. Pourtant, il publie dans The Guardian un article dans lequel il dresse la liste des cinquante-deux choses qu’il ne fera plus, la dernière étant: écrire un roman.
Son agent, Tom Bruce Shepperd, prend cette déclaration pour une provocation, mais, lorsqu’il appelle l’écrivain, il comprend que ça n’en est pas une…»   

 

 

FRANÇOIS POISSON suggère…

 

 

 

 

Putain

Putain de Nelly Arcan
et Le ciel de Bay city de Catherine Mavrikakis

 

ROMAN

…ce ne sera pas joyeux, mais c’est du female empowermentFP

 

 

 

 

NICOLAS SIMARD suggère…

 

Supplication

La supplication : Tchernobyl, chronique du monde après l’apocalypse de Svetlana Alexievitc

TÉMOIGNAGE JOURNALISTIQUE «Sur Tchernobyl, des dizaines d’ouvrages ont été écrits, des milliers de mètres de bandes vidéo tournées… Ce livre, cependant, parle non pas de Tchernobyl, mais du monde de Tchernobyl dont nous ne connaissons presque rien, non pas de la catastrophe, mais de ce qui a suivi, d’un monde nouveau et différent, pour lequel il n’y a pas de langage.»

 

MARIE-MICHÈLE ROY suggère…

 

 

Purity

Purity de Jonathan Franzen

 

 

ROMAN  «Purity, alias « Pip », est étudiante à Oakland, en Californie. Elle qui a grandi sans connaître l’identité de son père, élevée par une mère qui ne dévoile rien de sa vie, elle se tourne naturellement vers le journalisme d’investigation. On la dirige alors vers l’Allemand Andreas Wolf, un lanceur d’alertes charismatique rappelant par bien des côtés Edward Snowden et Julian Assange. »

 

 

SIMON ROY suggère… DApres Une Histoire Vraie

D’après une histoire vraie de Delphine de Vigan

ROMAN Ce livre se lit comme un thriller claustrophobe. Une œuvre d’une ambiguïté calculée que l’on prend plaisir à relire, même. SR

 

CLAUDINE VACHON suggère… bABYLON

À la recherche de New Babylon de Dominique Scali

ROMAN WESTERN «New Babylon n’existe pas. Mais s’il fallait créer cette ville, les duels y seraient permis et il n’y aurait pas d’autre loi que celle interdisant les hommes de loi. On y aurait constamment le souffle coupé, à cause des paysages, et ultimement parce qu’on y finirait la gorge tranchée. Ce serait un endroit dangereux où, enfin, chacun connaîtrait sa vraie valeur.»

 

 

 

Précisions quant aux droits d’auteurs :

Toutes les références relativement aux images choisies et aux extraits cités entre guillemets peuvent être consultées en cliquant sur le lien hypertexte créé à partir de tous les titres suggérés.