Par Pascal Gemme, professeur de français responsable de la valorisation de la langue française au Collège Lionel-Groulx

À l’occasion de la Francofête qui se tiendra du 18 au 22 mars au Collège Lionel-Groulx, le comité de Valorisation de la langue française vous présente une fois encore sa version du Combat des livres, formule popularisée il y a quelques années par Marie-France Bazzo. À Lionel-Groulx, c’est Simon Roy qui mènera une fois encore cette activité de main de maître le mercredi 20 mars dès midi au Kafé étudiant.

Le Combat des livres, c’est :

  • Cinq romans québécois parus depuis les années 2000.
  • Cinq participants de toutes les sphères du collège Lionel-Groulx.
  • Chacun est convaincu que le roman qu’il défend mérite de remporter cette édition du Combat des livres.
  • Un seul aura finalement raison. Lequel? Qui saura être le plus convaincant?
  • Un passionnant jeu d’alliances, de rivalités et de stratégies.
  • Quel roman triomphera au terme de ces débats enlevants?

Au cours des prochaines semaines qui nous séparent de la date fatidique du 20 mars, nous vous présenterons tour à tour chacune des œuvres qui seront débattues. Pour cette seconde offrande, nous vous proposons le portrait du roman de Jacques Poulin, Les Yeux bleus de Mistassini, paru chez Leméac en 2002.

« Chaque nouveau roman de Jacques Poulin se donne à lire comme un petit bonheur de lecture attendu. Fidèle à sa manière portée par un style dépouillé, discret et imagé, l’écrivain ouvre cette fois encore la porte sur un univers qui parle des livres et des gens qui essaient de se rejoindre à travers les livres et qui cherchent un peu de chaleur humaine. »

Benny Vigneault, Le Soleil, octobre 2002

 

Jaquette de couverture originale du roman Les yeux bleus de Mistassini

 

« A force de se pencher sur le roman qu’il traduisait avec lenteur et précaution, Jack avait eu ce qu’il appelait une « révélation » : un livre était comparable à une ville. tout ce qui était en blanc dans un livre, c’est-à-dire les marges, les alinéas et les espaces libres à la fin des chapitres, permettait au lecteur de se reposer et jouait le même rôle que les bancs publics, les jardins et les parcs dans une ville. Tout ce qui était en noir, à savoir les mots, les lignes et les paragraphes, correspondait aux maisons, aux rues et aux quartiers. Et l’espace blanc qui se trouvait au milieu, dans le pli du livre, était évidemment comme une rivière séparant la ville en deux. »

Extrait du roman Les Yeux bleus de Mistassini à la page 122 (Jacques Poulin, Les Yeux bleus de Mistassini, Leméac, 2002, 192 pages)

 

Photo de Jacques Poulin tirée du site de la Fondation Émile-Nelligan

«Jack Waterman, écrivain et libraire dans le Vieux-Québec, est atteint de la « maladie d’Eisenhower ». Sa vie ne tient plus qu’à un fil. Sa tête est pleine de souvenirs d’enfance, de chansons anciennes, d’amours bringuebalantes, de formule 1, de chats, de rêves interdits et, surtout, d’illusions perdues. Heureusement qu’il y a le jeune Jimmy et sa soeur Mistassini, la douce rebelle. Ce roman de Jacques Poulin raconte, d’une manière sobre mais non dénuée de poésie, une profonde histoire d’amour avec l’univers des livres.

Né à St-Gédéon de Beauce, Jacques Poulin a vécu de nombreuses années à Paris. Pudique, intimiste, empreinte d’une petite musique douce et féline, son œuvre, plusieurs fois récompensée par des prix littéraires, compte 14 romans. »

Extrait du site de la maison d’édition Leméac

 

Chantal Lajambe (source: archives personnelles)

 

Chantal Lajambe est technicienne en documentation à la bibliothèque au service des acquisitions depuis plusieurs années. Dès le départ, Chantal a eu l’idée de choisir un roman de Jacques Poulin. Elle aime cet auteur depuis très longtemps. De son propre aveu, elle a lu presque tous ses romans, certains plus d’une fois: « Les yeux bleus de Mistassini  renferme tous les thèmes que j’apprécie de Poulin : le métier d’écrivain, l’amour des livres, ses auteurs préférés, les relations humaines, les chats, le Westfalia.  Dans ce roman, s’ajoute d’autres thèmes intéressants  comme la vieillesse et l’importance de la continuité après la mort ainsi que des lieux qui me sont chers, comme Paris et le Vieux-Québec.»

« Pendant cette lecture, le temps s’arrête, on est dans une bulle. On se laisse séduire par l’histoire évidemment, mais surtout par l’écriture et l’univers unique de Jacques Poulin, proche des choses simples de la vie! »